Le Taï Chi Chuan est un art martial chinois non violent souvent réduit à une gymnastique dite de santé ou à une méditation en mouvement. Cet art gestuel qui est aussi une méthode efficace de gestion du stressa pour objet le travail de l'énergie interne appelée Qi.
Depuis des milliers d’années, les pratiquants connaissent les bienfaits de la méditation, ce que confirment les recherches scientifiques de ces dernières décennies. Méditer ne nécessite pas d'être un ascète et de se retirer du monde pour pratiquer.
Le Qi Gong est une gymnastique traditionnelle chinoise et une pratique de la respiration fondée sur la connaissance et la maîtrise du souffle et qui associe mouvements lents, exercices respiratoires dans un état d'esprit méditatif calme.
Avant, il y avait le Wuji, et ce n’est qu’ensuite que le Taiji est né.
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Avant, il y avait le Wuji, et ce n’est qu’ensuite que le Taiji est né. Du non-être naît l’être : lorsque le calme atteint son paroxysme, l’Un naît alors, et il est numineux. C’est le Qi unique du Taiji, qui agit comme la source originelle de la génération et de la transformation. C’est pourquoi on l’appelle le Qi ancestral. C’est également le Qi du Taiyi contenant le Vrai. Le Taiyi est précisément le Ciel-Un. Il est contenu dans l’Eau ; c’est pourquoi on l’appelle le Qi qui contient le Vrai. C’est exactement le Métal au sein de l’Eau. Lorsque le mouvement atteint son paroxysme et revient à nouveau au calme, le Qi Yin naît alors. Ce sont les Deux Modes : au-dessus se trouve le Ciel et en dessous se trouve la Terre.
Extrait du livre « Cultivation taoïste, Livre 39 – Conférences directes sur le mécanisme céleste du Fil unique », traduit et commenté par Vitaly Filbert.
Du silence de la pensée
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Du silence de la pensée Il y a, lors des états de méditation profonde, totale impossibilité d'accéder à la moindre pensée, et un souffle qui s'arrête spontanément également. L'état d'Etre apparaît, au delà de la personnalité. État de Lumière, de Joie sans objet, de Silence et de Grâce. Notre nature primordiale apparaît. Comme l'eau se transforme en glace à 0 degré, le mental disparaît et le souffle s'arrête. Arrêt du souffle et arrêt du mental permettent d'entrer dans "Turya", ce 4ème état. C'est le phénomène d'enstase, d'absorption, kaivalya, "l'isolement libérateur" décrit dans le 4ème partie des YogaSutras de Patanjali. Les textes fondamentaux du Hatha Yoga expliquent en détail le processus des corps subtils, et le passage de Manomaya kosha, le corps mental à Anandamayakosha, le corps de félicité. Le processus y est très bien expliqué dans les "YogaSutra de Patanjali", 5 AVJC à 5 APJC et le "Hatha Yoga Pradipika", 15ème siècle, Petite Lampe sur le Yoga, également dans les Upanishads. "La méditation est le seul moyen pour se libérer de l'enchaînement des pensées, du karma, de la destinée. Ce qui reste est un océan de silence. Vous êtes assis tranquillement, le Je, le moi ont disparu dans la non action et vous ne savez même pas ce qu'il advient de vous. La conscience du Je avec son poids de subconscient et d'inconscient ne bouge plus. La nature du silence, c'est l'arrêt complet des activités mentales. Mais ce n'est que le mental individuel, le nôtre, qui s'est arrêté. Dans le silence, se manifeste l'intelligence cosmique et les cinq éléments en mouvement. Il y a donc un mouvement subtil, même dans le silence. L'esprit conditionné est suspendu, il est dans l'océan de l'espace intérieur et cet espace est plein du mouvement cosmique, qu'on appelle intelligence universelle ou intelligence cosmique. L'intelligence de la vie est perceptive. La vie est à la fois êtreté et énergie, mouvement et non-mouvement, son et silence, naissance et mort. Tout cela constitue "l'entièreté" organique de la vie."
Cultiver le Dao c'est cultiver l'esprit et le Qi
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En ce qui concerne l’esprit et le Qi, si l’un des deux quitte le corps, la mort est inévitable. Il faut donc préserver à la fois l’esprit et le Qi pour vivre. Cultiver le Dao, c’est précisément cultiver ces deux éléments, l’esprit et le Qi. La culture du Xing commence par le mot « esprit » ; la culture du Ming commence par le mot « Qi ».
Lorsque vous vous asseyez en silence et que vous vous observez, toutes sortes de choses peuvent remonter à la surface. Ne faites rien à leur sujet, ne réagissez pas ; elles sont venues d’elles-mêmes, elles repartiront d’elles-mêmes. Tout ce qui compte, c’est la pleine conscience, la conscience totale de soi, ou plutôt de son esprit. Seule la personne est objectivement observable. L’observateur est au-delà de l’observation. Ce qui est observable n’est pas le vrai soi.
Aligner et harmoniser vos trois centres énergétiques n’est ni un fantasme oriental ni une idée mystique. C’est une nécessité pratique. Dans les arts martiaux — comme dans la vie —, cela signifie que ce que vous pensez, ce que vous ressentez et ce que vous faites vont tous dans la même direction. Le processus commence par le centre physique : le Seika Tanden (XiaDantian en chinois), situé dans le bas-ventre, votre véritable centre de gravité. Pourquoi commencer par là ? Parce qu’il est bien plus facile de bouger un bras ou d’imiter une technique que de rester à l’abri de la colère, de la frustration ou de la peur. Le corps est le point d’entrée le plus accessible pour mettre de l’ordre dans tout le reste.
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