Le Taï Chi Chuan est un art martial chinois non violent souvent réduit à une gymnastique dite de santé ou à une méditation en mouvement. Cet art gestuel qui est aussi une méthode efficace de gestion du stressa pour objet le travail de l'énergie interne appelée Qi.
Depuis des milliers d’années, les pratiquants connaissent les bienfaits de la méditation, ce que confirment les recherches scientifiques de ces dernières décennies. Méditer ne nécessite pas d'être un ascète et de se retirer du monde pour pratiquer.
Le Qi Gong est une gymnastique traditionnelle chinoise et une pratique de la respiration fondée sur la connaissance et la maîtrise du souffle et qui associe mouvements lents, exercices respiratoires dans un état d'esprit méditatif calme.
L'état primordial n'a ni aspect, ni forme, ni «je suis»
Détails
Mon état originel n'avait pas de forme, ne contenait pas de pensées. Je ne savais pas que j'étais. Mais soudain est apparu un autre état dans lequel j'avais une forme avec la pensée «je suis». Ceci est l'état secondaire, l'état primordial n'a ni aspect, ni forme, ni «je suis», mais cet état secondaire a surgi de l'Absolu.
L’auteur cite Zhuangzi, qui a dit : « Laissez l’esprit vagabonder dans la simplicité, et unissez le Qi à l’immensité. » Cette phrase décrit à merveille la nature de la pratique. L’esprit n’est ni contraint ni bridé ; il « vagabonde » dans un univers de simplicité et d’ouverture. En même temps, le Qi s’unit à l’étendue infinie du vide. Ce vagabondage n’est pas une distraction, mais une sorte de demeure sans effort dans l’état naturel.
Il commence plus bas. Tout au fond, là où le cœur bat sans faire de bruit.
Il naît d’un élan minuscule : "Je te vois. Et c’est suffisant."
Le sourire ne se dépêche pas. Il commence tout bas, comme une marée qui monte.
D’abord une chaleur, puis une lumière, et enfin il arrive aux lèvres et décide d’y rester un moment.
C’est une aube qui n’attend pas le soleil pour se lever.
On la pose sans bruit sur le rebord d’une journée, et d’un coup l’air change.
Pas parce que tout est réglé.
Mais parce que quelque chose en nous a choisi de ne pas se fermer.
Quand la vie est lourde, le sourire ne triche pas.
Et quand les jours de pluie traînent, le sourire ne fait pas semblant.
Il ne met pas de masque. Il s’assoit à côté de la peine. Il lui tient compagnie.
Il dit sans parler : “Je sais. Et je reste quand même.”
C’est du courage en chuchotement.
C’est la décision tranquille de ne pas laisser la gravité gagner toute la place.
Il respire avec. Et dans cette respiration partagée, ce qui semblait impossible redevient possible.
Le sourire est une porte entre-ouverte.
Offrir un sourire, c’est s’approcher sans arme, c’est s’avancer les mains vides et demander doucement avec les yeux du cœur : "Est-ce que je peux entrer chez toi, avec respect ?"
Recevoir un sourire, c’est entendre la clé tourner de l’intérieur : "Entre. Ici, tu peux poser ton fardeau et tu n’as rien à prouver ici."
Il ne demande rien. Il n’exige rien. Il offre juste un espace où l’on peut être, simplement.
Dans ce petit échange si étrange, rempli d’émotions sincères, le monde devient moins étranger.
Deux solitudes se reconnaissent. Et pendant un instant, personne n’est seul.
Le sourire est une rosée. Il ne promet pas de durer.
Et pourtant il suffit à éclipser le soleil, à faire briller toute une herbe, à rendre l’ordinaire extraordinaire pendant quelques secondes.
C’est une virgule dans une phrase trop sérieuse et une journée trop droite.
C’est la pause qui empêche le monde de courir trop vite.
C’est le rappel que même au milieu du bruit, on peut encore s’entendre.
Il traverse les âges sans changer. C’est le premier langage. C’est le dernier trésor qu’on garde.
Entre les deux, il porte la joie et la peine, la pudeur et la tendresse, tout ce qui ne trouve pas de mots.
Il porte la mémoire. C’est le premier pont entre une mère et son enfant.
C’est le dernier pont entre deux mains qui se quittent.
Entre les deux, il traverse toute une vie.
Il a vu les deuils et les naissances, les silences longs et les rires qui débordent.
Il n’a rien oublié. Et c’est pour cela qu’il est doux.
Le sourire ne répare pas tout. Mais il empêche beaucoup de choses de se fissurer.
Il ne change pas le monde d’un seul geste. Il change l’air du monde, une lèvre, un regard, une respiration à la fois.
Le sourire ne sauve pas le monde d’un coup. Il sauve l’instant.
Et parfois, un seul instant suffit pour qu’un cœur se remette à battre autrement.
Il ne coûte rien. C’est pour cela qu’il est inestimable.
Il ne promet rien. C’est pour cela qu’on peut lui faire confiance.
Puis, quand il s’en va,
il laisse derrière lui une trace. Un peu plus de lumière. Un peu plus de confiance.
Et quand il part, il ne disparaît pas tout à fait.
Il laisse une chaleur. Une trace fine sur les lèvres, comme le souvenir d’une caresse.
Il laisse l’air un peu plus respirable.
Il laisse l’envie, toute petite, de recommencer demain.
Même si...
Si petit soit-il, ton sourire, ne le perds jamais.
Garde-le dans ton cœur.
Et un jour, tu te diras : "Cela faisait longtemps, j’ai oublié de sourire."
La peur est la prise de conscience d'un danger (ou d'une menace), réel ou imaginaire. Et c'est ce côté réel ou imaginaire qui fait la différence entre le sentiment et l'émotion.
En tant que sentiment
Joël avait choisi son métier parce qu'il aimait l'aventure. Membre du service médical de l'armée, il avait demandé à servir auprès des troupes de choc. Le jour n'était pas encore levé, et dans l'hélicoptère qui devait larguer la section sur cette banlieue d'une ville d'Afrique occupée par des rebelles qui tenaient en otage des civils, chacun était anxieux. Le danger était réel, il y allait de leur propre vie, de celle des copains et de celle des otages ; il fallait gérer sa peur : c'est ce qu'on appelle le courage.
La souris ne pense jamais avoir tort quand elle va voler, car c’est son instinct de survie. La mouche ne se trouve pas sale non plus, car pour elle ce n’est que sa façon d’exister. L’homme aussi est ainsi. Chacun regarde le monde à travers ses propres lunettes, à travers les limites de sa compréhension, de ses blessures et des expériences qu’il porte depuis toujours.
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