Glossaries
Arjuna (le pur) est connu pour le rôle qu'il joua dans le Bhagavad-Gita1 ou " Chant du Seigneur ", épisode de l'épopée hindoue, Mahabharata. Arjuna est le fils du dieu Indra et de Kunti, l'épouse de Pandu.
1. Bhagavad-Gita : poème épique qui conte l'histoire de Krishna, 8e avatar de Vishnou (identifié comme une manifestation du Brahman) et d'Arjuna, un prince guerrier en proie au doute devant la bataille qui risque d'entraîner la mort des membres de sa famille, les Kaurava, qui se trouvent dans l'armée opposée.
Articulations sacro-iliaques - L’articulation sacro-iliaque est la zone de jonction articulaire entre la colonne vertébrale et le bassin. C’est une grande articulation entre le sacrum et les deux ailes iliaques, le bassin étant formé par la fusion des trois os du bassin : l’ilion (ailes iliaques), l’ischion et l’os pubien. Les articulations sacro-iliaques ont pour rôle de transférer efficacement les charges (notamment le poids de la partie supérieure du corps) entre la colonne vertébrale et les membres inférieurs.
L‘athanor est un fourneau utilisé dans les opérations alchimiques. De forme cylindrique, il permet de maintenir à température constante des amalgames pendant des durées pouvant aller jusqu'à plusieurs semaines ; il apparaît dans l'alchimie médiévale, au XIIIe ou XIVe siècle
L'athanor est aussi appelé four philosophique, car il doit permettre de réaliser la pierre philosophale (lapis philosophorum)
L'auto-grandissement permet un réveil des muscles profonds du rachis, pour limiter les courbures et redresser la colonne vertébrale. L’auto-grandissement permet dedévelopper plus de conscience sur les sensations subtiles présentes à l’intérieur du corps. S’auto-grandir amène un meilleur ressenti de ce qu’on est en train d’activer dans les postures et de construire la capacité à observer des sensations plus internes.
Avijjā (Pali) ou Avidyā (sanskrit) signifie « confusion », « ignorance ». Dans l'hindouisme, c'est d'abord l'ignorance de sa véritable nature recouverte par les obscurcissements successifs de la conscience pure (le Soi) produits par le désir et l'attachement. Dans le bouddhisme, avidyā est la première étape de la chaîne des causes (pratītyasamutpāda) de la souffrance (duḥkha) et l'un des Trois poisons.
Selon Tagore (1861-1941) :
Dans la pensée typique de l’Inde, on considère que pour l’homme la vraie délivrance [nirvāṇa] est celle qui le fait sortir d’avidyā, l’ignorance. C’est la destruction, non pas de quelque chose de positif et de réel – ce qui serait irréalisable – mais de ce qui est négatif et obstrue notre vision de la vérité. C’est seulement lorsque cette obstruction, qui est l’ignorance, est écartée, que la paupière est soulevée, ce qui n’est pas une perte pour l’œil. C’est notre ignorance qui nous fait croire que notre moi (l'ego), en tant que moi, est réel, et qu’il possède en soi sa pleine signification. [...] C’est donc uniquement l’avidyā qui fait du moi une chaîne pour nous ; elle nous fait croire qu’il est une fin en soi, et nous empêche de voir qu’il renferme l’idée qui dépasse les limites mêmes de ce moi.
Le bandha est un terme sanskrit signifiant : action de lier, ligature, lien, attache, chaîne, entrave ; tendon ; union, jonction ; accouplement ; capture, emprisonnement ; posture sexuelle, de gymnastique ou de yoga.
Dans le hatha yoga, il existe trois bandhas qui verrouillent l'énergie au sein du corps lors de la pratique des āsana et du pranayama. Un bandha est une contraction de groupes musculaires qui se localisent en trois niveaux du buste :
- Jalandhara Bandha : compression de la gorge par inclinaison de la tête ;
- Uddiyana Bandha : le ventre est rentré par expansion de la cage thoracique ;
- Mula Bandha : les muscles du périnée sont contractés pour fermer la base du tronc.
Baopuzi : livre écrit par l'érudit de la dynastie Jin, Ge Hong, est divisé en ésotérique "chapitres intérieurs" et en exotérique Waipian "Extérieurs". Les chapitres intérieurs taoïstes abordent des sujets tels que les techniques de xian "immortalité; transcendance", l'alchimie chinoise, les élixirs et la démonologie.
Bardo est un mot tibétain, traduisant le sanskrit antarâbhava, qui désigne, dans certaines écoles bouddhistes du Tibet, un état intermédiaire entre la mort et la renaissance.
En tibétain, le terme « bardo » est utilisé pour signifier « intervalle » et fait référence à des périodes de la vie auxquelles on peut associer des limites
La Bhagavad-Gita n’est pas seulement un texte fondamental de la pensée indienne : depuis ses premières traductions européennes au XVIIIe siècle et sa lecture par les plus grands penseurs, elle a aussi eu une influence considérable sur la pensée moderne occidentale. Ce texte se présente sous la forme d’un dialogue entre le dieu Krishna et le guerrier Arjuna alors que celui-ci doit sonner le début d’une immense lutte fratricide qui, il le sait, ravira la vie à d’innombrables membres de sa famille, alliés ou rivaux. Par son discours, Krishna montre à Arjuna la voix à suivre, celle du renoncement, du yoga et du détachement dans l’action rendu possible uniquement par la maîtrise des sens.
