Le Taï Chi Chuan est un art martial chinois non violent souvent réduit à une gymnastique dite de santé ou à une méditation en mouvement. Cet art gestuel qui est aussi une méthode efficace de gestion du stressa pour objet le travail de l'énergie interne appelée Qi.
Depuis des milliers d’années, les pratiquants connaissent les bienfaits de la méditation, ce que confirment les recherches scientifiques de ces dernières décennies. Méditer ne nécessite pas d'être un ascète et de se retirer du monde pour pratiquer.
Le Qi Gong est une gymnastique traditionnelle chinoise et une pratique de la respiration fondée sur la connaissance et la maîtrise du souffle et qui associe mouvements lents, exercices respiratoires dans un état d'esprit méditatif calme.
Voici un très beau texte de Lilian Silburn sur la voie du cœur (la bhakti) et comment elle se résorbe en l'Absolu. Tout commence par un regard d'amour de Dieu ; et à l'intérieur de Śiva (Shiva) sans limites, le mouvement d'amour qui émane de lui retourne à lui. C'est en ce sens que l'amour est un don gratuit de la grâce : Śiva prend l'initiative de la quête d'amour; il révèle d'abord sa présence vivifiante dans le cœur de l'homme et celui-ci, ainsi sollicité, répond aussitôt à la grâce, en un élan spontané de tout son être, si la grâce est intense, ou bien avec lenteur, s'absorbant amoureusement en elle, si l'appel est plus doux.
Il existe un signe très clair qui te permet de savoir si tu es sur la bonne voie : lorsque tu bouges à partir de ton centre, tout ce qui est superflu commence à disparaître. Tu cesses de mettre une force inutile dans tes épaules, tes jambes ne se précipitent plus et tes mains se détendent. Au Japon, on parle beaucoup du hara (la partie inférieure de l’abdomen) tout simplement parce que c’est là que l’équilibre, la direction et la puissance s’organisent le mieux. Inutile de trop y réfléchir ; on le remarque tout de suite. Si, pour réussir une technique, vous devez vous raidir, vous pencher ou finir par lutter contre votre propre corps, c’est que quelque chose n’est pas à sa place. En revanche, lorsque le mouvement naît de là, tout s’écoule naturellement : la posture s’ajuste d’elle-même et la force s’exprime purement, sans interférences.
On le ressent également dans le contact avec l’autre. Lorsque le centre prend le dessus, tu n’as pas besoin de pousser ni de corriger au fur et à mesure. Votre corps reste stable et transmet naturellement la direction. Avez-vous déjà remarqué ces moments où une technique vous vient incroyablement facilement sans que vous sachiez pourquoi ? C'est sûrement là que le centre est intervenu. Et quand vous essayez de compenser avec les bras ce que vous ne maintenez pas avec le corps ? C'est le signe le plus évident que vous vous êtes déconnecté. Le centre n'est pas une pose pour la photo ; c'est la base qui met chaque élément à sa place.
C’est pourquoi, dans la pratique, il est très utile de se concentrer sur les détails concrets : peux-tu bouger sans que tes épaules ne se soulèvent ? Peux-tu pivoter sans couper l’air ? Pouvez-vous entrer sans perdre votre équilibre à cause de la précipitation ? C’est là l’approche qui compte vraiment en aïkido. Se déplacer à partir du centre n’est pas une jolie formule à répéter en cours ; c’est une manière bien plus efficace, stable et authentique d’utiliser son corps. Et quand on y parvient, ça se voit.
En fait, qu’est-ce que ce monde ? Rien d’autre que la matérialisation des formes pensée de Hiranyagarbha ou Dieu. Dans le domaine scientifique, il y a les ondes de chaleur, les ondes de lumière, les ondes d’électricité. Dans le yoga, il y a aussi les ondes de pensée. La pensée a une puissance extraordinaire.
QUESTION : J’arrive à sentir l’énergie dans mon corps, surtout dans mes bras et mes jambes, mais j’ai l’impression de ne pas pouvoir aller plus loin, comme vous l’avez suggéré plus tôt.
ECKHART TOLLE : Faites-en une méditation. Cela n’a pas besoin d’être long. Dix à quinze minutes suffisent. Assurez-vous tout d’abord qu’aucune distraction extérieure – le téléphone – ou des gens, ne viendra vous déranger. Installez-vous sur une chaise sans vous renverser vers l’arrière. Gardez la colonne vertébrale bien droite. Ceci vous aidera à rester alerte. Ou bien alors, adoptez votre position préférée de méditation.
QUESTION : Vous avez mentionné le terme « lâcher-prise » à quelques reprises. Je n’aime pas cette idée parce que ça me semble un peu fataliste. Si nous acceptons toujours la façon dont les choses sont, nous ne ferons aucun effort pour les améliorer. II me semble que le pro grès, aussi bien dans notre vie personnelle que collectivement, c’est justement de ne pas accepter les limites du présent et de s’ef forcer de les dépasser pour pouvoir créer quelque chose de meilleur. Si nous ne l’avions pas fait, nous vivrions encore dans des cavernes. Comment conciliez-vous le lâcher-prise avec le changement et l’accomplissement des choses ?
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